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Jan 11 2018

La consommation de la peau de porc fait mode à Brazzaville

Les consommateurs de la peau de porc sont d’un nombre indéterminé, tellement que les Congolais en raffolent. Hommes, femmes et enfants ont fait de cette denrée alimentaire leur plat préféré alors que des familles entières la passent dans leur menu de journée.

A Brazzaville, la peau de porc ne traîne pas sur le braisier, où elle est déjà convoitée  par  mille paires d’yeux étincelant à la lumière du feu de bois qui la laisse dorer pendant près de trente minutes. Ce délice porte même un nom connu des fanatiques de la viande : le tapis rouge.

« A chaque vente, c’est le tapis rouge qui est plus écoulé », a confié  Marc Eric, un vendeur au marché de nuit de Bifouiti. Une table qui n’en vend pas est nulle. Ce jeune homme qui avoisine la trentaine atteste qu’il vend jusque tard dans la nuit. « J’arrive à écouler trois cartons par jours. C’est la nourriture des promeneurs nocturnes qui sont sûrs de ne rien trouver à la maison. Ils prennent leurs précautions pour ne pas dormir le ventre vide », a-t-il ajouté en riant.

Rojas, un autre faiseur de grillade a fait savoir que les plus grands consommateurs du tapis rouge sont ces hommes et femmes qui boivent de la bière comme un trou. Il se trouve que la présence de l’huile en abondance retarde le processus des effets secondaires de l’alcool dans l’organisme. Difficile de sombrer en état d’ivresse lorsque l’on grignote cet amuse-bouche en buvant.

Aussi sollicité que jamais, la vente de ce produit connait quelques secousses lorsqu’il se fait rare dans les chambre-froides. A ce moment, son prix d’achat galope de 11. 500 francs  CFA  à 14.000 francs CFA et la balle revient au vendeur qui doit user de son intelligence pour valoriser son  jeu de couteau. Il doit alors découper des morceaux susceptibles de procurer du bon bénéfice, comme d’habitude.

Dans les ménages, les femmes aiment à préparer la peau de porc dans un plat d’haricot. D’autres  par contre vont plus loin dans leur création en mélangeant des petits morceaux  à la cuisson du « saka-saka ».

La peau de porc se vend à tous les prix. Elle va de 100 à 2.000 francs CFA, mais tout fonctionne selon les quartiers. Les milieux les plus fréquentés la vendent à un prix abordable, tandis que les coins les plus reculés en font tout un mystère et vendent cher.

Quoique recherché en plein jour, la tombée de la nuit demeure le moment le plus propice de vendre le tapis rouge sans relâche.

Lydie Mireille BOUILAMA

(6 commentaires)

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  1. ALERTE GENERALE

    LES INDIGNÉS DU 242 EN ACTION A LA BANQUE LAZARD, PAS DE CRÉDIT POUR SASSOU NGUESSO.http://congo-objectif2050.over-blog.com/2018/01/les-indignes-du-242-en-action-a-la-banque-lazard-pas-de-credit-pour-sassou-nguesso.html

  2. Milo

    Ou va le CONGO

  3. Didier Ernest Makosso

    La peau de porc contient beaucoup de graisse. Et la graisse animale n’est pas du tout bonne pour le sang. Le risque d’avoir un taux de colesterole élévé est grand et par conséquent les habitués à la consommation de peau de porcs devraient dont faire attention car ils cours le risque de souffrir des arrêts cadiaques que les parents mettront sur le dos d’un oncle, grand père frère etc devenu franc maçon. Alors faites attention!

  4. Val de Nantes à@malanda

    C’est le suicide collectif tel que voulu par sassou.les maladies cardiaques vont exploser sous peu . un pays
    au bord de la noyade dans l’alima.

  5. Val de Nantes

    Message impersonnel que malanda m’en excuse.

  6. Vraicongolais

    Faites un tour à l’hopital A.Cisse de Pointe-Noire, bâtiment cancérologie pour vous rendre compte des dégâts causés par toute cette nouvelle alimentation venue d’on ne sait où, que l’on ne consomme même pas dans les bidonvilles d’autres continents.
    Beaucoup de congolais n’ont certes pas le choix, mais la responsabilité des fonctionaires yaka noki noki chargés de surveiller ces filières d’approvisionnement alimentaire est accablante car plus que corrompus:

    – ruptures de chaine de froid récurrentes,

    – aliments gras impropres à la consommation humaine (même mon chien hésiterai à en manger),

    – modes de cuisson cancérigènes, fumées toxiques des braises, gras transformes en carburant chimiquement, utilisation du plastique pour alumer les charbons pour ensuite faire des aliments braises.

    – hygiène plus que douteuses des vendeurs: les vendeurs n’ont pas de toilettes ni de points d’eau, imaginez les matieres fecales invisibles consommes par les acheteurs.

    Soyons clairs, tout ce qui est bon va à l’étranger, Chine de préférence (bons poissons, langoustes, gambas, etc), sauf pour les quelques miettes pour quelques riches et expats
    et le reste pour les congolais.

    Pour le congolais moyen: les produits surgeles depuis Trop longtemps(invendables, aux dates de péremption trafiquées ): sinchards, croupions de volaille, peau de porc, et autres produits à la dioxine, etc.

    Il est de notoriété publique, que bons nombre de fournisseurs de produits surgelés, miliardaires transportent leur produits sur des camions avec remorques plateau qui circulent en plein soleil de midi pendant deux heures du port de pnr vers leur chambres froides.
    Le pire est qu’ils sont souvent européens et connaissent la legislation, mais corrompre coute moins cher et d’etre moins enmerdes.

    Bref, faites attention à ce que vous mangez, on finit toujours par en payer les conséquences souvent irréversibles

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