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Oct 30 2017

Lettre de la société civile congolaise à l’ambassadeur de France au Congo

(4 commentaires)

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  1. Passy Jules

    Sassou a convoqué la cavalerie. Hélas pour lui, celle-ci n’a que de vieux fusils, dont la poudre est pourrie et mouillée. Quant aux complices Français, ce sont des scélérats de la dernière espèce. Sinon, comment peuvent-ils fréquenter avec zèle un despote fraudeur? Sassou et clan ne savent plus sur quel saint du diable compter.

    Ces voyous : Sassou, clan et flatteurs de toutes espèces, ont dilapidé et caché l’argent public dans des banques étrangères, laissant volontairement périr le peuple souverain. Une plainte sera portée pour mise en danger de la vie d’autrui.

    On ne lâche rien contre ces moyibi !

  2. Serge Armand Zanzala

    Bravo pour cette lettre!

    Voici ce que nous avons écrit dans notre livre L’ « Inforoman suivi de Quand la rue s’en mêle… »
    La France, ni marâtre ni mère patrie !
    En 1885, Ponel, un administrateur colonial en possession du poste de Pombo dans le Bas Alima au Congo‐Brazzaville, publie une étude sur l’ethnie mbochi. L’ethnie mbochi, c’est cette petite ethnie qui occupe une partie de l’actuel département de la Cuvette. Cette ethnie dans laquelle Denis Sassou Nguesso fait partie, est au pouvoir depuis plus de trente ans. Alors qu’elle est une minorité. Cependant dans son rapport d’étude, l’administrateur colonial écrit entre autres que « Ce peuple est le plus sauvage que j’ai rencontré. La ruse et le mensonge sont insignifiants, ils en usent…». Une appréciation qui, comme on peut le constater dans la réalité, cadre bien avec le comportement des dirigeants politiques actuels du pays, notamment les membres du clan Sassou qui sont effectivement mbochi et qui seraient, à en croire une certaine opinion, descendants des populations issues de la colonisation. Pourtant, la rue n’adhère pas totalement à cette thèse. Parce que chez les Mbochi comme chez tous les autres peuples du Congo, en particulier, et du monde en général, on trouve des personnes qui sont bonnes et d’autres qui se comportent comme des sauvages. Chez les Mbochi, le cas de Jacques Napoléon Opangault, devenu un symbole de l’unité nationale, suffit pour remettre en cause cette affirmation. Mais, la rue qui relit, avec les yeux d’aujourd’hui, l’histoire de la rencontre du Congo avec la France, et qui analyse très minutieusement les filigranes des propos tenus par Ponel et ceux de la politique africaine de la France, trouve des similitudes dans le comportement des Mbochi et celui de la France, à son haut niveau. Pour la rue, le rapport de Ponel sur les Mbochi n’est qu’une injure entre deux cochons. Pour argumenter sa thèse, elle ressort une grande incohérence entre l’affirmation des principes républicains « liberté, égalité, fraternité » de la France et la politique qu’elle mène en Afrique. Mais, la rue parle aussi de la politique française qui a toujours fait, à la fois, une chose et son contraire. La France n’a‐t‐elle pas comme principes républicains « liberté, égalité, fraternité », et ne publie‐t‐elle pas, en 1865, un code de l’indigénat qui octroie un statut légal inférieur aux populations de ses colonies, et du Quand la rue s’en mêle… 59 travail forcé? Ne commence‐t‐elle pas au même moment la colonisation et l’évangélisation en Afrique, alors que les deux activités ont des valeurs qui sont totalement contraires? La France n’a‐t‐elle pas voulu l’indépendance des pays africains et au même moment les a encore enchainés avec le Franc Cfa et l’impôt colonial? Et, le 25 octobre 2015, alors que toute la communauté internationale attend que la France, ancienne puissance colonisatrice du Congo, départage les Congolais sur le débat concernant le référendum constitutionnel qui déchire le tissu social, et donne à Denis Sassou Nguesso le droit de briguer un troisième mandat, la France, à son plus haut niveau, ne sème‐t‐elle pas la confusion? François Hollande, son président, ne met il pas ses pieds dans le plat congolais? Comme Jacques Chirac, alors président de la France, qui, en 1997, fait entrer l’Angola dans une guerre congolo‐congolaise et apporte ouvertement son soutien au putschiste Denis Sassou Nguesso pour chasser au pouvoir un président élu, Pascal Lissouba? Le bilan de cette guerre 400.000 morts. Jacques Chirac ne reste‐t‐il pas indifférent, pour ne pas dire fier devant les massacres qui ont eu lieu au Congo, pendant la guerre de la reconquête du pouvoir par Denis Sassou Nguesso? En effet, François Hollande en déclarant que « Le président Sassou peut consulter son peuple, çà fait partie de son droit, et le peuple doit répondre», ne se met il pas en totale contradiction avec la constitution congolaise et sa première déclaration au XVe Sommet de la francophonie qui a eu lieu à Dakar, au Sénégal, le 29 et 30 novembre 2014, lorsqu’il disait, entre autres, que « L’Afrique, elle a besoin aussi que l’on promeuve partout les valeurs démocratiques. La population du Burkina Faso qui a fait une belle démonstration qui doit, à mon avis, faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir au‐delà du temps nécessaire à la tête de leur pays en violant l’ordre constitutionnel. Parce que ce qu’a fait la population du Burkina Faso, c’est tout simplement de faire respecter le droit et de permettre que l’on empêche de réviser une Constitution, une loi fondamentale pour une convenance personnelle.» Cependant, la rue découvre dans les propos de François Hollande le soutien de la France au président Denis Sassou Nguesso, alors qu’il est à la fin de son dernier mandat, selon la constitution de 2002 sur laquelle il a prêté serment. Aussi, la rue ne croit‐elle pas que ce soit un fait de hasard que le général Jean Marie Michel Mokoko, arrivé au deuxième tour avec Guy Brice Parfait Kolelas à l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016, et qui a refusé de reconnaître la réélection de Denis Sassou Nguesso devant l’ambassadeur de la France au Congo qui lui a rendu visite, soit dès le lendemain matin, victime des poursuites judiciaires. . La rue s’en mêle. Elle pense et en est d’ailleurs convaincue que le France n’est ni une marâtre ni une mère patrie ; mais une pétasse qui parcourt toute la planète pour troquer sa nudité contre les épices, les minerais, le bois, le fer, l’or, le pétrole… Et, n’ayant pas trouvé l’homme qui devait lui donner gratuitement tous ces produits, elle a élu domicile en Afrique où elle croit y trouver des lesbiennes. Malheureusement, c’est l’Afrique qui l’a nourrit et doit continuer à la nourrir tout le temps! La France est la dernière ancienne puissance coloniale qui continue à se comporter comme si les indépendances n’ont pas eu lieu. Pourtant, il lui faut humaniser ses relations avec ses anciennes colonies pour qu’elle devienne une puissance économique. Mais, l’autorisation de François Hollande au président congolais, Denis Sassou Nguesso, de consulter son peuple donc d’organiser un référendum constitutionnel qui va lui permettre de briquer un troisième mandat, provoque une grande inquiétude et une vive émotion ainsi qu’un grand trouble au Congo. Car pour le pouvoir de Brazzaville, cette autorisation ne s’arrête pas au référendum constitutionnel. Elle est aussi un chèque en blanc qui donne à Sassou Nguesso le droit de décider, tout seul, sur le destin du Congo et sur la vie des Congolais. Et, Sassou Nguesso trouve dans le soutien de la France l’occasion en or tant attendue pour réaliser son plan. Celui qui consiste à dépeupler, à travers des guerres politiques, les régions australes du pays. Ainsi, le référendum constitutionnel, organisé en octobre 2015 et l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016 se passent dans un bain de sang, une atmosphère de terreur marquée par des arrestations arbitraires des opposants politiques, et des enlèvements qui sont suivis des assassinats crapuleux. Mais, il y a aussi la guerre du Pool que d’aucuns prennent déjà pour un génocide contre la grande tribu des Bakongo. La rue s’en mêle et dénonce la survie de la Françafrique.

  3. Serge Armand Zanzala

    Le changement de la politique africaine de la France, moi, j’y crois! Pourtant, je sais que la France reste et restera la France c’est‐à‐ dire un pays pauvre «mputu» dont l’économie reposera encore et pour longtemps sur le pillage des matières premières et l’esclavage monétaire de ses anciennes colonies africaines. Parce que ce pays n’a plus le génie d’antan qui lui permettait de concevoir et de créer des choses, ainsi que des concepts et des maquettes de développement. Il ne lui reste plus que la ruse qui lui permet de détrousser et de piller les richesses des pays africains, notamment celles de ses anciennes colonies. Et, toute sa politique africaine ne sera qu’un émail opaque avec lequel on recouvrira et protégera cette ruse pour lui donner de l’éclat qui va éblouir. C’est pourquoi je crains d’avance que la Macronie, le concept à travers lequel on désigne la gouvernance du nouveau président français, Emmanuel Macron, dont les Africains attendent déjà les conséquences dans leurs pays, ne soit qu’un diminutif ou une mauvaise prononciation du mot macaroni. Macaroni compris dans son sens populaire qui est pourtant injurieux et à travers lequel on désigne un italien; mais aussi comme une variété de pâte alimentaire en forme de cylindre et qui est creux. Déjà sur l’utilisation du Franc Cfa qui fait aujourd’hui l’objet d’un grand débat dans les milieux intellectuels panafricanistes, Emmanuel Macron tient un discours ambigu. Il déclare dans Jeune Afrique que «c’est un choix qui appartient d’abord aux Africains eux‐mêmes», pourtant il se rattrape et recale encore sa déclaration en vantant cette même monnaie. Pour lui, le franc CFA avait de l’avenir puisqu’«il contribue à la stabilité économique et à l’intégration régionale». Dans le langage diplomatique de la politique française, c’est ce deuxième point de vue qui compte. Cependant, les filigranes de cette petite déclaration du président français qui résume toute la politique africaine de la France, révèlent qu’Emmanuel Macron avoue quelque part que le Franc Cfa ne contribue qu’à la stabilité économique, mais pas au développement des pays qui l’utilisent. Qu’elle est aujourd’hui l’économie de l’Afrique pour la stabiliser au lieu de la développer, si ce n’est pas la pauvreté?

  4. Marta Sanna

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