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Fév 18 2017

Peur sur le Congo !

claudia-cgo

La mort vient encore de frapper l’un des nôtres. Celui qui était dans les geôles et sous la garde du gouvernement congolais vient de nous quitter. L’une des missions régaliennes d’un état n’est-il pas de veiller à la sécurité et sur la santé de ses concitoyens ? A priori, la nouvelle république n’en a cure. La liste des Congolais morts pour avoir osé braver le tyran d’Oyo ne cesse de s’allonger. Qui sera le prochain parmi nous ?

Le Congo, à n’en point douter, est devenu l’une des dictatures les plus féroces du XXIème siècle à notre grand désarroi. Notre tristesse est d’autant plus grande que cette chasse aux opposants politiques n’augure rien de bon, condamnés que nous sommes tous à vivre ensemble jusqu’à la fin des temps. N’oublions jamais que seuls Dieu et la patrie sont éternels.

Il arrive des moments où un sursaut patriotique nous commande de dénoncer encore et encore tous ces massacres. La résignation semble gagner nombreux de nos compatriotes. Certains pensent même qu’ainsi va l’Afrique et notamment le Congo. Il est permis d’en douter car il nous revient la charge de changer les choses dans ce pays dans lequel tout va de travers. L’injustice a été élevée au rang de justice, l’indécence au rang de la morale, l’inculture au rang de la culture, la médiocrité au rang de l’excellence et le vice au rang de la vertu. Chaque jour qui passe plonge notre pays dans des profondeurs insondables de l’obscurantisme.

En ce jour encore triste, le Congo vient de perdre l’un de ses fils. Nonobstant nos différences politiques, de trajectoires, le droit à la vie demeure sacré et nul ne peut se réjouir de la mort de son prochain. Le Congo est devenu un état de non droit à la dévotion d’un seul homme dont le bilan est si ténu qu’il serait même indécent en pareille circonstance d’évoquer son nom. Il a réussi le tour de force d’entrer dans les oubliettes de l’histoire de son vivant. Ces dirigeants congolais sont devenus si insensibles au malheur de la population congolaise, qu’il ne serait pas surprenant de les voir sabrer du champagne ce jour. Quand un opposant passe de vie à trépas, c’est une prise de guerre pour la survie de leur régime chancelant, boiteux.

Je pense qu’il est temps que le peuple congolais sorte de sa léthargie légendaire au risque de se voir décimer. Cette folle machine à broyer qui est devenue infernale, s’en prend même à ceux qui hier étaient leurs alliés tant qu’ils ont perdu la raison. Elle frappe à tout va maintenant. Le Pool longtemps martyrisé, n’est plus le seul département à subir la foudre de cette oligarchie bureaucratique militaro-tribaliste qui n’a jamais compris qu’une nation est un « ensemble des êtres humains vivant dans un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue… », et que seul prime l’intérêt général.

L’heure est au recueillement, pour une fois de plus enterrer nos morts dans la dignité. Mais, il arrivera un moment où nous n’aurions plus de larmes pour pleurer. Il est temps que chacun de nous dise ce qu’il veut faire de sa vie dans ce chaos permanent. La solution ne viendra pas de l’extérieur. Si nous voulons que le Congo survive, alors il est temps de changer le paradigme de la politique dans notre pays. La lutte sera longue mais l’ivresse de la victoire ne sera que plus exaltante.

La sagesse populaire nous dit que « l’arbre qui s’écroule fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse ». Ne restons pas silencieux à ce bruit. Nous devons réagir au risque de perdre à jamais le droit d’évoquer notre propre histoire tant nous aurions collectivement échoué. Il est temps de s’interroger sur le sens que nous voulons donner à nos vies.

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA

 

(5 commentaires)

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  1. TAKOUGUESSO

    mon frere compris ton message mais desoler de te dire que tous ses gares ne sont que entrait de payer ce qu’ils ont semet nous en somme tous au courrant de leur participation a notre souffrance. laissont le temps faire sont temps le grand de tous le grand metre de tous les metres Dieu notre Dieu est la il faira meme apres 50 ans sa faira rien meme lui aussi TAKOUGUESSO Finira par nous laisser/ quitter il est juste entrait de nous aide a fin que le consolateur vient sans derangement.

    Paix a son Ame et la terre lui sera legere pour le peut qu’il a fait pour nous

  2. TSOUROU OKOMBI SALISSA ET MOKOKO SONT MORTS

    AFFAIRES POLITICO-CRIMINELLES : DE TSOUROU A OKOMBI SALISSA ET A J3M MOKOKO ET AU SUIVANT.
    De Kinganga (1970), Ange Diawara et Ikoko (1972), Marien Ngouabi, Massamba Débat, Cardinal Bieyenda, Kibouala Kaya etc (1977), Xavier Katali ( 1985), Anga Pierre (1987), Colonel Eboundi (1997), André Milongo (2007), Ambroise Noumazalaye (2007) Monseigneur Ernest Kombo (2008), Jean-Pierre Thystère-Tchicaya (2008), Bernard Kolélas (2009), Général Yves Motandeau (2011) Général Blaise Adoua (2013), Colonel Jean Louis Epele (2017) …liste non exhaustive ….
    A qui le tour? Explications https://www.youtube.com/watch?v=6PEHcpleQqw

  3. zika wa zika

    Très bien et j’applaudis : « il est temps de changer le paradigme de la politique dans notre pays », d’autres, pour dire la même chose, ont appelé à un « changement de système et non pas seulement d’homme ». Pourtant dès qu’il s’agit de révéler la nature de ce paradigme ou de ce système qu’il faut changer, notre mauvaise foi nous conduit continuellement à méconnaître notre propre responsabilité pour pointer la seule responsabilité de notre classe politique, voire celle d’un homme, comme si la classe politique n’était pas le reflet de l’âme d’un peuple, en l’occurrence le miroir qui nous révèle la déchéance de notre société. Tant que nous ne comprendrons pas que notre classe politique n’est que l’âme d’un monde devenu sans âme, l’esprit d’un monde qui n’a plus d’esprit nous continuerons à tourner en rond et à nous mentir à nous-même….
    Pour en venir au fait, je dirai que le paradigme ou le système que vous appelez à changer tient à cette vérité que chacun refuse de s’avouer, à savoir que  » tout le monde veut vivre du Congo et personne ne veut se sacrifier pour le construire ». La tâche à accomplir pour assainir la situation congolaise est telle que nos esprits embourgeoisés préfèrent s’engager dans des conduites de fuite qui pointent la responsabilité des autres afin de se dérober à l’effort collectif et aux sacrifices qui nous attendent. Nous inventons ainsi des mythes sur l’incapacité de la classe politique comme si cette classe n’émanait pas de la société elle-même. Et chacun s’en va, racontant qu’il vit pour le Congo alors qu’il cherche plutôt à en vivre. Opposant le jour et collabo le soir venu. Ou encore critique du système en apparence et profiteur de la république en réalité.

  4. Dieu m'a dit. Le Diable sera tué et sa Maison brûlée

    Le jour finira par se lever sur les cendres des crimes sans fins de ce pouvoir inique et ce jour là sonnera le glas de Sassou et sa clique de cannibales. Nous y sommes presque, encore un peu de temps.
    Nul n’a le droit d’ôter la vie impunément sans en payer le prix un jour ou l’autre. Les congolais ont le droit et la légitimité de vivre comme tous les peuples de la terre et de se défendre de toute dictature qui empêche l’épanouissement et l’expression de cette épanouissement qu’est la liberté.

    Tous les congolais dorénavant à l’image du pasteur NTOUMI ET DES NINJAS NSILOULOU du POOL doivent entrer en résistance sur l’ensemble du territoire par des actes de sabotage et de guérilla. Attaquons ensemble les symboles et les représentants de ce peudo pouvoir satanique et tribaloethnique dans les PLATEAUX LES DEUX CUVETTES LA SANGHA LA LIKOUALA LA BOUENZA LE NIARI ET LE KOUILOU…Et BRAZZAVILLE pour l’estocade finale. Juste une petite étincelle et cela peut embraser tout le pays.

    Nous n’avons plus rien à perdre. Sinon c’est la mort dans l’âme que nous assisterons sans combattre et c’est le cas actuellement à la ruine du pays, à l’embastillement et à la disparition de ses enfants. Que devient un peuple qui ne cherche pas à se libérer du joug imposé par un usurpateur ? Un peuple d’esclaves, de pauvres mourants, de corrompus et corrupteurs, de mendiants où le vice fait autorité et est établit comme norme sociétale.

    Alors aux armes congolais ( physiques, spirituelles… ) pour bouter dehors cette dictature infâme, avant qu’elle nous broie tous. Le diable sera brulée et sa maison brulée

  5. Mbote

    La folie et la panic du systeme Sassou Nguesso depasse le sens de critic et de raison. Sassou est completement bouche. La peur lui a completement englouti, il ne peut n’y entendre, ou comprendre. En ce moment precis et compte tenue du raport de force militaire et de l’aide que Sassou recoit de l’exterieur en particulier la France, la chine et bientot la Russie, il ne reste au Congolais que deux choses:
    1/- La desobeissance general qui devrait se passer par une marche general vers le palais de Sassou et lui obliger a quitter le pouvoir. Sassou va certainement demander aux militaires de fusier et bombarder la foule. Il y aura des morts et si les gens de font vol face la communaute international sera obliger d’intervenir. Nous ne sommes pas des Syrians ou des terorists. Et cela est un avantage.
    2/- Les congolais peuvent organiser un exodus massif vers les frontieres voisines et creer des camps d’exile parceque on ne peu plus continuer a vivre sous la dictature de Sassou et donc laisser le pays a Sassou, ces Chinois, Rwundais et Zairois de Mobutu. Cette strategy sera la meilleurs parce que Sassou n’aura pas d’excuse pour bombarder les foules et le monde exterieur pourra peut etre intervenir.

    A defaut de ces deux strategies, ou que nous acceptons d’etre esclave a vie comme les Koreans du Nord ou attendre et espere que Dieu va nous liberer comme il availt liberer le peuple Juif.

    Merci et reflechissons.

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