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Fév 01 2018

Requiem pour les néophytes politiques des bords de seine

Connu sous le nom latin de missa pro defunctis, le requiem est une messe de l’Église catholique romaine, qui a lieu juste avant un enterrement ou lors de cérémonies du souvenir.

Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, il est question de coudre le clapet, une bonne fois pour toute, à tous ces pseudos analystes qui font de l’insulte bête et méchante mais aussi du largage à l’aveugle de boules puantes sur une partie de l’opposition, leurs principales raisons d’exister en politique.

Il n’est pas difficile de les reconnaitre. Ils font des analyses sommaires qui se révèlent toujours superficielles et erronées et sont constitués en meutes brouillonnes dont les différents contingents attaquent simplement dans le but de ridiculiser et décrédibiliser ceux qui ont une vision qui ne va pas dans le sens de leurs habituelles élucubrations.

Ces garimpeiros, spécialistes de l’intrigue et des messages brouillés, qui ne cessent de manipuler l’opinion sur internet et les réseaux sociaux, ne disent jamais ce qu’ils pensent des difficultés quotidiennes des congolais et ne font jamais de sérieuses propositions de sortie de la crise actuelle que traverse notre pays. Mais, ils vous diront toujours sans sourciliers que Guy Brice Parfait Kolelas et Pascal Tsaty Mabiala sont des traitres, ils sont corrompus.

Nous ne dirons jamais assez. La politique n’est pas un spectacle. Les congolais souffrent énormément et on ne peut se permettre par exemple d’opposer au dialogue politique demandé par l’opposition parlementaire, le slogan « Sassou doit partir » et comment ? par les armes disent-ils, alors qu’ils ne disposent même pas de lance-pierres.

Ceux qui s’intéressent à la politique doivent comprendre que le fait d’échanger, de dialoguer ne veut pas dire qu’on se renie ou bien qu’on se compromet.  Dès lors qu’on a choisi de faire un combat d’idées et ne pas rentrer dans les voies non républicaines, le dialogue apparait comme la seule et unique solution empreinte d’esprit républicain et d’humilité.  

C’est vrai que dialoguer avec le parti au pouvoir, le PCT, n’est guère une garantie de réussite compte tenu des résultats maigrichons des précédentes rencontres organisées à Brazzaville, Dolisie, Ewo et Sibiti, mais une chose est sûre, cela participe de la construction de la démocratie.

Quitte à ne pas s’entendre à la fin, nous ne pouvons, devant la crise multidimensionnelle qui cisaille des pans entiers de notre économie, faire l’économie d’une messe qui pourrait permettre aux congolais de débusquer tous les corrompus et fossoyeurs de notre économie, mais aussi de donner une nouvelle chance au Congo.

Chaque jour, des événements viennent établir d’une manière flagrante et par des faits réels à quel point l’état congolais se retrouve de plus en plus dans l’incapacité d’exercer pleinement les missions qui sont les siennes, tant dans les domaines régaliens que dans ceux de l’offre de services économiques et sociaux à la population.

Il ne fait guère de doute que, en dépit des salaires versés de façon hasardeuse, les congolais sont fatigués de vivre dans un pays chancelant, livré à des bonimenteurs forains et où tout est devenu précaire.

Que tous ceux qui ont soutenu mordicus le Révérend Pasteur Ntumi dans son épopée macabre et qui prophétisaient le voir rentrer en tipoye à Brazzaville afin de libérer les prisonniers politiques sachent que seule l’unité d’actions de l’opposition dans toute sa diversité rendra possible ce rêve.

Le combat politique solitaire engagé par certains membres de l’opposition sous le prétexte qu’ils seraient des vrais opposants au régime de Brazzaville, et les autres, des pantins qui obéissent aux injonctions de l’ogre de Mpila, est un combat perdu d’avance.

Dans le contexte socio-économique actuel, marqué des signes croissant d’inquiétudes quant à la situation de faillite généralisée et l’abandon des pouvoirs publics, l’avenir des citoyens passe par la prise de conscience qu’il est temps de se faire entendre et de ne pas s’en remettre aux élites.

Meraf MARAKA

(2 commentaires)

  1. Isidore AYA TONGA

    ❤ ❤❤ Oui, la critique aiguise l’intelligence et l’éveil de conscience ❤❤❤ Je pense que la conscience de l’individu devrait être au dessus de l’appartenance ❤❤❤ Quant à l’éducation, elle devrait transmettre de manière positive l’esprit même de la liberté, de la dignité, de la justice, de devoir de mémoire et des valeurs morales (le bien contre le mal) !!! ❤ ❤ ❤
    http://congo-objectif2050.over-blog.com/2018/02/problematiques-contentieux-historiques-congolaises-isidore-aya-tonga-recadre-guy-mafimba-et-pourquoi.html

  2. Motalaka ya Mbissi - Les Bleus Bruyants

    Zonza ya ngue papa M&M !

    On connaît parfaitement tous ces ZOZOs sans stratégie aucune depuis l’âge du singe mbochi au postérieur tout noirci.
    Si ces rêveurs hypocrites, étourdis et hyper illuminés pensent que la vraie démocratie va les oublier eux et leurs salades actuelles toutes pourries, eh bien, ils seront surpris comme un oiseau aquatique ansériforme migrateur, au cou court, au bec aplati apte à filtrer la vase (de l’étang), aux pattes palmées, très courtes, oui, le canard devant une brosse à dents.

    « Rira bien qui rira le dernier. »

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