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Sep 06 2017

Il arpente les rues de Lille pour trouver cette sœur congolaise qu’il n’a jamais vue

Nuradeen Sheik Abubakar est arrivé de Dublin, il y a un peu plus d’une semaine, pour retrouver la trace de sa grande demi-sœur, Fatia, qui vivait dans le Nord… en 2002. Une quête compliquée, mais il ne compte pas lâcher.

«  I hope  ». C’est cet espoir qui lui permet de tenir. Il aurait pourtant des raisons de ne plus y croire, mais Nuradeen Sheik Abubakar est bel et bien là, dans les rues de Lille, à chercher la moindre trace de sa grande demi-sœur. Lui, le Nigérian arrivé à la fin des années 2000 en Irlande, où il travaille aujourd’hui dans l’industrie du pétrole. Lui, qui ne parle pas un mot de français et ne connaît pas la ville.

À vrai dire, il ne connaît pas non plus cette sœur qu’il cherche désespérément, armé d’une photo datant de 2002 donnée par un de ses frères. C’est la seule preuve de vie de Fatia – «  ou Fatou comme elle doit s’appeler en France. Son nom, c’est quasiment la seule chose que je sais d’elle, lâche-t-il. Mais j’ai toujours pensé à elle, je rêve d’elle.  »

« Je serais prêt à tout sacrifier. Tout ce que je veux, c’est la voir ! »

De Fatia, il ne sait pas grand-chose d’autre en effet. Juste qu’ils ont le même père. Et que la jeune femme est née Congolaise d’une union précédant celle de son père et de sa mère. «  Elle est du Congo-Brazzaville je crois, et son mari était enseignant  », lance son frère Lawan au téléphone, le dernier et seul à l’avoir croisé en Europe, et depuis reparti au Nigéria.

«  Elle doit être mariée et a entre 4 et 6 enfants  », ajoute le jeune homme de 27 ans, arpentant depuis plus d’une semaine les rues de Lille. Là, il questionne. Farfouille. «  Je suis allé voir la police, mais ils m’ont dit de m’adresser à un détective privé », assure-t-il. Logique, la jeune femme est majeure : «  Elle a sans doute entre 40 et 45 ans et parle français  ».

Mais c’est finalement Nuradeen, installé à l’hôtel pour dix jours, qui joue à l’apprenti détective. Pour l’instant, ses trouvailles sont très limitées. Il a pourtant écumé de nombreux lieux fréquentés par les diasporas congolaise et nigériane. Rencontré les prêtres locaux. Et dans un magasin d’alimentation, une vendeuse dit avoir reconnu son visage sur la photo, sans malheureusement pouvoir donner la date de cette éventuelle rencontre. La piste est mince, mais Nuradeen s’y accroche, «  aidé  » par des personnes rencontrées sur place.

Ce mercredi, il devra reprendre l’avion pour Dublin. Et même si rien n’a bougé d’ici là, sa quête ne s’arrêtera pas : «  Je serais prêt à tout sacrifier. Tout ce que je veux, c’est la voir !  »

Pour toute information, contactez Nuradeen Abubakar (Facebook Mn Abubakar et mnabubakar1@gmail.com).

 

(3 commentaires)

  1. anonymous

    hello,
    everybody has now a facebook account.
    Did you try to scan the « photo » and try to use facial recognition of facebook? with facebook or another facial recognition software can help.

  2. THENERISA OMAGA

    What a salutary initiative
    Good luck

  3. zulu bassemba

    May God bless you my broda! I know say you be real African man and you sabi the sense of kinfolk. Dat your sista you go find her in Jesus name.Na just the matter of time.Never give up.!!!

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