Cauchemar constitutionnel : Comment des juristes ont étranglé le droit constitutionnel au Congo !

Au droit, le despotisme est ce que l’eau est au feu, c’est-à-dire incompatible, insuceptible de cohabitation. L’ordre politique issu de l’inédit coup d’État continental d’octobre 1997 au Congo, Migs à l’appui rappelons-le, ressuscitait l’Ancien régime monopartite sous lequel, officiellement, le droit était classé comme une dépendance, un instrument du pouvoir, au service duquel il reste soumis. Donc, une situation tout à fait antinomique à l’esprit de 1789 en France où la justification, la philosophie et la mission essentielles de la Constitution et du droit constitutionnel consistaient au contraire à limiter le pouvoir.

Cependant, l’environnement international, dans lequel la primauté de la démocratie et du droit était le leitmotiv, contraingnit le pouvoir putschiste congolais de 1997, par marketing et hypocrisie pure, à s’afficher également comme un pouvoir ‘civilisé’ ! Et donc à proclamer son attachement à la démocratie et à adopter, cinq ans plus tard, une Constitution, celle du 20 janvier 2002, énonçant les valeurs internationales !

Sans hésitation, nous écrivions alors, dans l’analyse du projet de ce texte, qu’il s’agissait d’ « Une Constitution mort-née » (Politeia, 2003, numéro 3, ; Politique Africaine,  2001, numéro 81,) car, difficilement on ne pouvait imaginer qu’un pouvoir né dans la barbarie absolue, avec rappelons-le pas moins de dix mille morts de l’avis général, se laisse encadrer par le droit. Entre autres et plus précisément, qu’il se conforme à la limitation des mandats, qu’il avait osé constitutionnaliser. C’est donc au terme de l’exercice de ces deux mandats de sept ans chacun, une durée déjà sans précédent dans l’histoire constitutionnelle congolaise, qu’au grand jour, apparaît, pour les peu avertis, l’ignominie génétique qui accompagnait déjà le régime dans les précédentes étapes que furent la longue transition de cinq ans, les différentes consultations électorales ouvertement criblées par toutes les organisations d’observation habilitées.

C’est, ainsi, cette séquence, sombre et cauchemardesque, relative au coup d’État de Sassou Nguesso contre le régime constitutionnel qu’il s’était octroyé lui-même, et qui a connu son premier éclat formel, le 17 septembre 2015, suivie comme toujours par un bain de sang avec pas moins de vingt morts et une centaine de blessés graves, que nous remettons au goût du jour. Cinquième triste  anniversaire oblige pour ce 17 septembre 2020, mais aussi parce que l’on est à quelques mois d’une nouvelle auto-validation, du renouvellement de la comédie et de l’indécence de toute une classe politique (notre réflexion : « Congo : au paroxysme du coubertinisme électoral !», in Mediapart, 17 septembre 2017)

Le 17 septembre 2015 donc, ce qui n’était jusque-là qu’une affaire de politiciens véreux et sans scrupules, consacre l’apogée des simagrées, celle de l’institution juridictionnelle suprême du pays qu’est la Cour constitutionnelle congolaise, mais aussi celle de certains juristes parmi les plus gradés du pays qui, là où la juridiction Nigérienne a clairement dit ‘non’ le 12 juin 2009, dans des circonstances dix fois moins graves en Côte d’Ivoire où le Pr Francis Wodié, président du Conseil constitutionnel, a préféré présenté sa démission au président Ouattara le 02 février 2015 (cf. « Pourquoi j’ai démisionné du Conseil constitutionnel ?», in L’intelligent d’Abidjan, 16 octobre 2018), eux ils ont choisi d’achever l’oeuvre de Sassou Nguesso, en étranglant le droit constitutionnel !

Quiproquo et Euthanasie constitutionnels au Congo, c’est l’analyse que nous avions faite en septembre 2015 de l’avis de la judiction constitutionnelle du 17 septembre cette année. Une analyse avec un objectif essentiellement pédagogique et moins technique où, pour résumer, après avoir  cinq ans durant diverti et mis en scène le débat sur la possibilité ou pas de Sassou Nguesso qui avait épuisé ses deux mandats de candidater encore, débat juridiquement et raisonnablement vain puisque déjà tranché par sa Constitution de 2002, incroyablement, c’est sur une autre problématique qu’il saisira la haute juridiction, celle du domaine de compétence entre l’exécutif et le législatif !

Et, la Cour, au lieu de redresser la problématique, et déclarer le référendum impossible, au nom du dispositif sans équivoque de la Constitution, au nom du doit communautaire africain également qui s’y opposait, au nom de la démocratie, au nom de l’histoire politique du pays dans laquelle « Le coup d’État s’est inscrit dans l’histoire politique du Congo comme seul moyen d’accéder au pouvoir et a annihilé l’espoir d’une vie véritablement démocratique» (dernier alinéa du préambule de la Constitution du 15 mars 1992, issue de la Conférence nationale, la première et unique de l’histoire du pays qui ne dépendait pas du président en place), la Cour disions-nous, fera au contraire le choix de commettre l’irréparable ce 17 septembre 2015.

Analysant à son tour ledit avis, Jean-François AKANDJI KOMBÉ, professeur de droit public à Paris 1-Sorbonne, écrira que « Qui a pris connaissance de la décision du 17 septembre de la Cour constitutionnelle sait qu’il n’y a pas été procédé à cette appréciation rigoureuse de la constitutionnalité de la démarche du Président de la République. On ne peut qu’en déduire que la Cour constitutionnelle n’a pas rempli son office de gardienne du texte fondamental, autorisant par là même une violation manifeste de celui-ci.» (Avis juridique, 10 novembre 2015, 12 pages)

Ce fut ainsi, clairement, la consécration de la souveraineté présidentielle sur la souveraineté populaire formalisée dans la Constitution, la remise en cause de la philosophie et de la mission historiques de la Constitution et du droit constitutionnel moderne nés au 18éme siècle, le recul de plus de deux siècles au regard de l’histoire politique française, en assimilant désormais la Constitution au Congo à peu-près à ce qu’on appelait avant 1789 les Lois Fondamentales du Royaume, dont la particularité était ‘l’intouchabilité‘, l’indépendance du roi. Une lecture qui sera par ailleurs confirmée par le texte constitutionnel postérieur, celui soumis au réferendum également biaisé du 25 octobre 2015 qui, en son article 96 sans précédent ni comparaison, exclut toute poursuite contre le président pour les actes commis dans l’exercice de ses fonctions ! Quoi de plus démonstratif de l’état de délitement d’une élite intellectuelle !

Heureusement, pour le Congo et les Congolais, il s’agit d’une Constitution née non viable, c’est-à-dire sans effet juridique, ne liant pas le peuple dans tous les cas, puisque répondant exclusivement aux lubies extra-juridiques de Sassou Nguesso, mais surtout adoptée selon une procédure viciée puisque foulant au pied tous les principes élémentaires et constants d’établissement d’une Constitution : c’est, entre autres, sous la pression des blindés et engins lourds, et dans un bain de sang on l’a dit, que le texte, jamais porté à la connaissance des Congolais auparavant,  fut soumis au référendum très largement boudé par les Congolais. Tout ce que la séquence, l’avis du 17 septembre 2015, aura réussi,  c’est d’entretenir le quiproquo et l’euthanasie constitutionnels…

QUIPROQUO ET EUTHANASIE CONSTITUTIONNELS AU CONGO-BRAZZAVILLE !

(26 septembre 2015)

Il fallait s’y attendre ! Deux ans, ou plutôt, cinq ans que cela durait ! Cinq ans, depuis 2010, que les courtisans du général SassouNguesso avaient introduit et imposé sur la place publique, pour préparer son coup de force, le sujet de révision de sa Constitution du 20 janvier 2002 qui, depuis, n’a jamais cessé d’intoxiquer la vie politique. A la fin de la même année, le sujet sera précipitamment éclipsé, en raison du tsunami arabe qui devait finalement emporter certains homologues et amis de son excellence : Ben Ali, Hosni Moubarak et Mouammar Kadhafi.

Depuis 2013, et surtout 2014, dans l’impasse de justification de la révision constitutionnelle, hermétiquement rédigée et antinomique aux ambitions du dictateur, à savoir briguer un troisième mandat après trente-deux ans de pouvoir, les thuriféraires du régime, infatigables mais laminés de toutes parts (au niveau national, continental et international), avaient fini par invoquer des arguments extra-juridiques, avant de basculer, carrément, dans le maraboutisme politique : tantôt, il faut ‘changer la constitution‘, tantôt, ‘Sassou-Nguesso’ seul est apte à diriger le Congo laissait comprendre l’historien Théophile Obenga notamment (source : Congoland, in Dac-presse.com, 14 mars 2014) et que l’éventuelle alternance, irrationnellement qualifiée d’absolue, déclencherait l’apocalypse, selon un ‘expert’ local, adepte du catastrophisme, dont l’ouvrage est truffé d’OPNI. Nul doute donc, constations-nous l’année dernière, que l’on était face au « Passe-passe constitutionnel, [et que] au Congo, politiques et juristes ne savent plus à quel droit se vouer » !.

C’est dans ce contexte constitutionnel et politique, évidemment malsain, voire sordide, fin de règne formelle du ‘guide’ oblige, que celui-ci, par une requête dont il a seul la science de l’objet, a saisi le 14 septembre la juridiction constitutionnelle qui, face au quiproquo constitutionnel manifeste,  a opté, fait sans précédent nulle part ailleurs, pour son euthanasie constitutionnelle !

Du quiproquo constitutionnel, on ne peut qualifier autrement le sujet de la requête de Sassou, rappelé aussi bien dans sa propre et solennelle déclaration télévisée du 22 septembre, que par l’avis de la Cour constitutionnelle du 17 septembre.

Qui, quoi, où, quand, comment, telles sont, habituellement, et pour la pédagogie, les questions classiques en droit, et qui justifient les fondements d’une mesure, quelle que soit sa nature (législative ou réglementaire). Pas du tout compliquées, les interrogations rappelées sont relatives, respectivement :

– à l’organe, question organique donc : (qui)

– à l’objet, question matérielle : (quoi),

– au lieu, question territoriale ()

– au moment, question temporelle  : (quand)

– à la procédure et aux délais, question formelle : (comment)

Sur la base du texte fondamental, la Constitution essentiellement, qui est son domaine prioritaire de compétence, la juridiction constitutionnelle délibère et tranche les questions qui lui sont posées.

De façon, on s’en doute volontaire et assumée, et pour des raisons connues, le chef de l’exécutif entretient un quiproquo entre la question de sa requête et celle de la saisine. Ainsi, très clairement, et d’emblée, dans son allocution,  rappelle-t-il que « depuis plus d’un an, le Congo est en débat sur une question qui occupe largement l’opinion et imprègne les consciences… Ce débat, c’est celui portant sur l’évolution des institutions de notre République. Tout bien considéré, il se pose dans des termes simples, à savoir : faut-il changer ou non la Constitution en vigueur ? ». Autrement dit, la préoccupation, la question fondamentale est celle du Quoi, c’est-à-dire de l’Objet, question matérielle.

Mais, curieusement, dans sa démarche judiciaire, il saisit la juridiction sur la base de l’article 110, alinéa 3, par ailleurs logé dans le Titre VI de la Constitution  relatif au ‘Domaine du législatif’, et ne concerne  pas le même sujet, mais  la simple énonciation des organes compétents pour saisir la juridiction compétente, c’est-à-dire  ‘Qui’, question organique, comme s’il y avait un débat ou conflit de compétence entre l’exécutif et le législatif.

Ainsi, alors que, de façon claire, selon ses propres termes mais aussi pour tous, la question fondamentale est d’ordre matériel, dans la saisine, celle-ci devient une question organique !

Par ailleurs, alors que la compétence de saisine de la Cour constitutionnelle par le président de la République est clairement et en l’occurrence mentionnée à l’article 86 de la Constitution, il fait plutôt le choix de la référence marginale de l’article 110, al3 qui le met en concurrence au législatif, et qui est, on l’a dit, classé, dans la rédaction du texte constitutionnel, dans le domaine du législatif !

On l’aura facilement compris, le chef de l’exécutif a volontairement choisi d’esquiver ce dernier article (86) en raison des restrictions qu’il pose. Cela n’empêchait cependant pas, juridiquement,  la Cour constitutionnelle d’élargir la lecture et de rétablir le bon ordre, et, de ne l’avoir pas fait, elle a, sans ambiguïté, pris fait et cause pour l’auteur de la saisine et, en quelque sorte, scellé leur sort.

De façon particulièrement étonnante d’un point de vue juridique, mais plutôt édifiante à la lumière des comportements politiques et culturels au Congo, au quiproquo, à la confusion manifeste, volontaire et intéressée de l’auteur de la saisine, les juges constitutionnels ont répondu  par des ‘considérants’ et d’autres dispositions de la loi organique relatives à son organisation, tout autant surréalistes que superfétatoires, puisque sans objet. Évidemment.

Peu importe, en l’occurrence, pour la majorité des lecteurs (internautes), l’analyse de la Ière Partie de la réponse du juge, qui est de l’ordre de la méthodologie juridique, et donc technique. L’essentiel ici c’est plutôt la IIème Partie relative au ‘Fondement juridique du référendum en vue de l’évolution des institutions de la République’ qui, comme telle,  est, en droit, une ‘non-question’, puisque les juges se sont refusés, à l’image de l’auteur de la saisine, de rétablir et poser le problème de droit, celui, seul, de la révision de la Constitution et son régime, et se sont plutôt liés à la question, absolument sans objet, d’ordre organique, de savoir si le président de la République pouvait, au nom de l’article 110, al3 de la Constitution, recourir au référendum. Clairement, et certainement de façon convenue avec le chef de l’exécutif, ils ont crée une question fictive, à l’image du faux débat lui-même, pour justifier un parfait coup d’État constitutionnel.

Car, et les juges le savent, ‘ l’évolution des institutions de la République ‘ , présentée comme telle, est une coquille vide, ne veut rien dire et que la seule expression se rapportant au sujet, au plan constitutionnel,  est celle de la révision, évidemment réglée par la Constitution, mais qu’ils se sont grossièrement et farouchement arrangés d’esquiver !

A cet égard donc, les différentes motivations de la juridiction relatives aussi bien à l’art. 110,alinéa 3  (qui ne fait qu’énoncer les organes habilités à saisir la juridiction) qu’à la loi de 2001 sur le régime électoral et antérieure à la Constitution de 2002, qui lui est donc supérieure, apparaissent, clairement, autant, comme futiles que comme une absurdité juridique, un non-sens absolu.

Ainsi, et on le soulignera, à une ‘non-question’ du chef de l’exécutif, les juges constitutionnels ont réagi par une ‘non-réponse’, c’est-à-dire, une absurdité juridique.

En définitive, à travers son avis du 17 septembre, par lequel la Cour constitutionnelle déclare que « le Président de la République est, sur le fondement de l’article 110, alinéa 3 de la Constitution du 20 janvier 2002, en droit de consulter le peuple, par voie de référendum, sur l’évolution des institutions de la République », ladite juridiction s’est ouvertement dévoyée, a préféré lier son rôle à celui de l’auteur de la saisine.

Plus précisément, il s’en remet, contrairement à l’éthique judiciaire,  au président de la République pour décider de sa survie car, une chose est certaine, avec ou sans la survie du ‘chef’, en se dérobant de manière aussi grossière à son rôle de régulateur de l’ordre juridique, d’affermissement de l’État de droit et de la démocratie, dans un Etat qui en a substantiellement besoin, la Cour constitutionnelle congolaise a signé, pour des intérêts peu nobles, son discrédit, sa propre fin, et donc offert  au ‘guide’ de lui porter l’acte fatal qui ressemble fort à une euthanasie…constitutionnelle.

C’est là, naturellement, une originalité historique et peu glorieuse qui marquera, sans nul doute, négativement,  la vie juridique congolaise car, au plus haut sommet des institutions, les juges constitutionnels congolais, peu sages, viennent de démontrer la portée de la gangrène des anti-valeurs dans le pays…

De façon réaliste, cet avis de la juridiction constitutionnelle congolaise ne saurait étonner les observateurs avertis de la vie politique congolaise, ou sociale de façon générale : d’abord, parce qu’il est la résultante de la restauration de ‘l’ancien régime’ congolais d’avant les années 90 dont nous déplorions « des ‘sages’ tous nommés contrairement au dispositif de 1992 et dont on ne s’étonnera par conséquent pas qu’ils se permettent de petits arrangements » ; mais ensuite parce qu’il n’est que le couronnement d’une jurisprudence antérieure sur laquelle, un auteur local, juriste et universitaire, avant de céder aux délices des forces dominantes locales, n’avait pas manqué de souligner que, « à la lecture de la jurisprudence constitutionnelle congolaise, on peut dire que les membres de la juridiction constitutionnelle congolaise peuvent être qualifiés de ‘délégués du pouvoir’ … Depuis sa création en 2002, la Cour constitutionnelle n’a censuré aucun texte ». Comment, dans ces circonstances,  en aurait-il été autrement sur un sujet aussi sensible pour ses intérêts et ceux du ‘prince’. Ainsi, là où le juge constitutionnel nigérien a bravé le pouvoir en place et a clairement et objectivement dit ‘non’ le 12 juin 2009, les ‘sages’ congolais, eux, honteusement, ont répondu ‘oui’…

De façon prémonitoire justement, une auteure congolaise, universitaire, membre de ladite juridiction  constitutionnelle, semblait, d’avance, par la justification, en faire l’aveu : « le ‘spectre de la politisation’ qui hante les jeunes démocraties africaines et, dont ne sont pas épargnées les démocraties occidentales, ‘demeurera tant que ce seront des hommes et non des Dieux ou des machines qui rendront la justice’». Mais, ajoutait-elle, « N’empêche que ces hommes et ces femmes, issus d’un environnement politique, économique et social particulier, doivent être guidés par le ‘devoir d’ingratitude’ ainsi que le rappelle Robert Badinter. » (idem)

Manifestement, et au contraire de cette belle et célèbre formule de l’ancien président du Conseil constitutionnel français, les juges congolais ont privilégié le « devoir de gratitude » au « devoir d’ingratitude », et que plus qu’ailleurs, ici, en Afrique et au Congo-Brazzaville en particulier qui reste tout de même imprégné de la verve marxiste, de la vision ‘superstructurale’ de la Constitution notamment, les professions de foi sont plus faciles à formuler qu’à appliquer…

On aura également noté, implicitement, et de façon générale, que, plus que technique (ou judiciaire), le quiproquo, le vrai et le constant, au Congo, est celui de la culture juridique et politique d’un homme et d’une certaine élite avec les affichages juridiques, idéologiques et institutionnels, que ne dément pas l’inflation constitutionnelle (quatorze textes constitutionnels déjà, en 55 ans d’indépendance). La Constitution participe plus du marketing international du régime en place que d’une conviction réelle. Nous l’avions souligné il y a quinze ans, pour le général Sassou-Nguesso, la conquête et l’exercice du pouvoir n’ont rien à voir avec la Constitution – diktat et préoccupation de la communauté internationale selon lui – sur laquelle, en permanence, le politique ou le pouvoir conserve le primat, et donc s’en délit quand et comme bon lui semble.

L’euthanasie évoquée, en l’occurrence, est autant celle de la Constitution du 20 janvier 2002, pas du tout appliquée, pourtant octroyée par lui-même suite à l’abrogation de la précédente (régulièrement adoptée) consécutivement au coup d’État de 1997, que celle de son gardien qu’est la juridiction constitutionnelle, avec, curieusement, son consentement exprès. Misère constitutionnelle et vénalité des ‘sages’ obligent.

Du Conseil constitutionnel français, sous De Gaulle et jusqu’en 1971 principalement, on se plaisait à dire que c’était le ‘garçon de course‘ du général. Au Congo-Brazzaville, situation gravissime, la Cour constitutionnelle vient de s’illustrer comme le flingue, l’arme discrète et ultime de torpillage de l’État de droit et de la démocratie balbutiante.

                                                                        Félix BANKOUNDA MPELE

                                                                        Juriste et politologue

                                                                        26 septembre 2015

                                                                        Source : Mediapart

12 thoughts on “Cauchemar constitutionnel : Comment des juristes ont étranglé le droit constitutionnel au Congo !

  1. « MA CLAUDINE » RESTE « POUR TOI » EN FRANCE. IL Y A LA SEMOULE POUR TOUT LE MONDE. TON OPPOSITION AU CONGO T’EXPOSE POUR RIEN. TU SAIS QU’IL Y A DÉJÀ UN CHEF DE L’OPPOSITION QUI EST NOMMÉ. IL N’Y A PAS D’ÉLECTION POUR LE CHEF D’OPPOSITION. MAMBU YA SOGNI KELE VE. BUAKA NGUNDA MAMA!
    LA MACHINE MBOCHI DE L’IDIOT sassou AIGUISE SES DERNIERS COUTEAUX.
    BUAKA NGUNDA MAMA! ESPÉRANCE DE VIE SERA GARANTIE ENCORE POUR QUELQUES ANNÉES.
    PAR CONTRE, SI TU VEUX RENCONTRER TOUTE LA DIASPOURIE POUR LE COMPTE DE L’IDIOT sassou, JE PEUX TE FOURNIR LES ADRESSES. TU NOUS RENDRAS UN GRAND SERVICE SI TU PEUX LES RAMENER AU CONGO. ILS SONT TRÈS MOTIVÉS POUR BATTRE LA CAMPAGNE AUX CÔTÉS DE L’IDIOT sassou. ILS ONT DÉJÀ LEURS BANDEROLES ET ILS N’ARRÊTENT PAS DE SCANDER :
    sassou VOLEUR
    sassou FAINÉANT
    sassou TRIBALISTE
    sassou ASSASSIN
    sassou français

  2. texte incomprehensible qui aurait ete clair si lavis de la cour supreme rendu par me placide lenga en 1993 suite a une saine de mr clement mierassa avait ete evoque » la publication des electiosn legislatives anticipees na pas ete faite conformement aux textes en vigueur » dixit donc la cour supreme de justice sous placide lenga meilleur juge constitutionnel de tous les temps talonne de peu par gerard bitsindou. reponse d pascal lissouba ce nest qu un avis ca na pas force de loi » dixit docn sophie moukouyou ou albertine lipou massala ministre de la communication porte parole du gouvernement et cetait le point de depart de la guerre civile pool pays du niari et vous accusez denis sassou ng

    questions a mr bakounda mpele (juriste et politologue mon oeil!)qui semble se souvenir de tout

    QUE DISAIENT LES TEXTES DE LA CONOSELA RELATIFS A LA PUBLICATION DES ELECTIOSN LEGALISTIVES ANTICIPEES? ET LA ENCORE POUR RAPPEL MR P LISSOUBA DECEDE AUJOURDHUI AVAIT DISSOUT LA PREMEIRE ASSEMBLEE NATIONALE POST CONF NAT DU CONGO BRAZZAVILLE SUITE A UN CAPRICE DENFANTS

    cest denis sassou ng qui avait souffle aux oreilles de p lissouba de dissoudre l’assemblee? de contester les elmenstd e la reponse de la cour supreme?

    cest denis sassou ng qui avait souffle aux oreilles de clement mierassa de saisir la cour supreme?

    cest denis sassou ng qui avait suggere a p lissouba de limoger placide lenga pour le remplacer par makoundzi wollot? juge incapable?

    makoundzi wollot sera a jamais le pietre juge constitutionnel du congo meme auguste iloki nest pas comme ca.

    ce texte est nul et difficilement comprehensible on melange de tout constitution migs coups d’etat general de gaulle….il n a meme pas fait etat du colonel ayayen.oui le colonel ayayen. vous ne viviez pas a brazzaville a cette epoque.

    tous ceux qui perorent sans arrets sur ce site nont jamais vecu a brazzaville du temps de p lissouba. ce netait pas aussi un ange comme on veut le faire passer.

    en dehors de makoundzi wollot le congo a toujours eu de brillants juges constitutionnels cas de placide lenga et de gerard du bitsindou tous deux du pool

  3. me makoundzii wollot avait ete saisi par le groupe politique urd pct soit b kolelas thystere ,tchicaya et denis sassou ng ou les laris les vilis et les mbochis poiyr etre plus clair. a cette epoque le droit etait chez eux. alors une polemique stupide dun autre age avait agite le congo sur la notion de majorite parlementaire soit larticle 75 de la constitution. mr b kolelas demandait a p lissouba de respecter la constitution car la majorite avait change. lenjeu portait sur la designation dun nouveau premier ministre mais issu de la majorite parlementaire soit le groupe urd pct. denis sassou ng avait dit ceci »bernard montons ensemble un groupe parlementaire dont tu assureras la presidence » vous aviez entendu cette declaration de sassou ng? vus navez jamais vecu a brazzaville jamais!

    p lissouba ne voulait pas voir b kolelas premeir ministre. finalement en fin de mandat soit en aout 1997 il lui avait donne ce poste de premier ministre poste qui excite bcp les laris.

    mr makoundzi wollot ou me makoundzoi wollot en vrai incapable navait pas pu donner la definition juridique dun groupe parlementaire majoritaire au sein de lassemblee et vous accusez denis sassou ng. 1+1 =2 OUI OU NON; EH BEN MAKOUNDZI NAVAIT PAS PU FAIRE CETTE PETITE ADDITION;a cette epoque de la vie politique yombhy opango montait en force bongo nouara etait parti mr dacosta se sentait pousse a la demission les nerfs de mr lissouba commencaient a craquer la guerre du 3 novembre 1993 qui se dessinait devenait jour apres jour inevitable les colonels mbaou ferdinand et jean marie nguembo etaient obliges de renforcre la garde p lissouba et a cette epoque vous aussi vous etes juriste merdier vs menervez en tt cas il y avait eu mort dhommes docn attention a vos ecrits a cetet epoque donc le gl mokoko cemga avait jete en prison au palais des congres de brazzaville tous les chefs de partis politiques sauf sassou ng et p lissouba.

    yombhy opango avait suggere a p lissouba le limogeage de j m mokoko pour etre remplace par etat anka et cetait le debut de la distribution des armes. le port darmes est interdit au congo et vous le savez bien. un delinquant lari du nom d pascal malela membre du mcddi avait ete retrouve dans une caserne de larmee congolaise pour y chercher des armes et yombhy opango avait enfourche des chevaux noirs devant le parlement congolais.p malela avait echappe aux coups de feu des militaires qui lui tiraient dessus.

    VOUS NAVEZ JAMAIS VECU A BRAZZAVILLE ET NACCUSEZ PLUS JAMAIS DENIS SASSOU NG DE QUOI QUE CE SOIT VOUS AUSSI VOUS ETES UN JURISTE POLITOLOGUE DE CHIEN

  4. Non il faut dire comment les communistes comme ,les.MGOUABI , Nze, NOUMAZALAYE , Ndalla….avaient.etrangle le processus democratique ?
    Voila la veritable contradiction entre les.communistes cites plus haut les realistes Kiganga pierre, les Felix MOUZABAKANI.
    Ces derniers reclamaient:
    L’abondant du communisme
    -l’amnistie du president fondateur , Fulbert YOULOU elu democratiquement par le peuple, tous les Youlistes en Exile.
    Pour Ngouabi les Kiganga en bon youlistes cherchaient a reconstruire les forces politiques de youlou.
    -Refaire des elections generales, dont youlou serait candidat.
    Reponse des communistes, l’election presidentielle n’est pas compatible dans une societe communiste, car la victoire est au bout du fusil…et non dans les urnes.Contradiction politique….qui poussa kiganga pierre en exile chez MUBUTU.
    Banzouzi kiganga Guy-Macaire ,
    President de AMIS DU CDT KIGANGA PIERRE.(AKP).

  5. Nous avons l’obligation de dire la verite tronquee par les NDALLA , les NZE , les Noumaz, les Ngousbi…..veritables communistes…qui consideraient la religion surtout Catholique comme l’opium du peuple. Raison pour laquelle, les religieux furent traques.jettes en prison…au camp Makala.cf-Emile BIYENDA.
    Ils voulaient memes bruler nos eglises catholiques sous la revolution qui fut un veritable coup d’Etat:
    Et non une revolution.sic
    Le 15 Aout 1963 ,le cdt Moutsaka DAVID pointe avec son pistolet le president YOULOU. Il.le poursuit jusque.dans sa chambre a l, »etage.cf-declaration a la conference Nationale.(coup d’Etat).
    Youlou remet sa demission au cdt Felix MOUZABAKANI…MAIS les groupes de David Moutsaka
    Poursuivent, le.cdt Mouzabakani chez lui , la nuit, lourdement armee, demandent au cdt Mouzabakani a remettre cette demission a MOUTSAKA.(coup d’Etat).Si kiganga etait la …..le cdt Mouzabakani etait seul, a se.debattre….devant les communistes enrages…
    Ce dernier depeche le lieutenant Kikadidi cherche d’urgence MASSAMBA Debat, qui attendait non loin de.BRAZZABILLE, car vu l’etat de la route nationale.N1 , DEBAT ne debrait pas arrive au palais avant l’aube.
    Arrivee au palais Debat avait son discours dans sa poche(coup d’Etat).
    Les gens debout scandaient ….ALPHONSE PRESIDENT!!!!.(coup d’Etat).
    Non le 15 Aout 1963, ne fut pas une revolution , mais un coup d’Etat consu par les communistes , ayant echoue scolairement en France….pas de diplome…mais le verbe.
    Le retard economique du Congo, prend sa source ,.dans l’option choisie par ces communistes….
    Il faut vite reparer ca, par l’activation de notre cooperation, avec la France, pays de liberte.politique, economique…
    Notre salut passe par cette cooperation….nous AKP nous la revendiquant…la France reste et restera notre premier partenaire economique.Son modele politique est un exemple a suivre.

    BANZOUZI KIGANGA Guy-Macaire (ba dia tseke)
    President des Amis.du.cdt kiganga Pierre (AKP).
    .
    .

  6. les gens scandaient mon oeil les laris voulez vous dire? les memes laris ont deja scande plus dune fois kolelas president! il a ete dit que ce texte est incomprehensible un vrai fourre tout ca se voit dans les reactions. le contenu est insaisissable

    oui la ruine du congo brazzaville avait commence avec l’accession a la tete de letat de mr alphonse massamba debat.deja mr dieudonne antoine ganga a peint en noir mr alphonse massamba debat disant clairement que finalement youlou n’avait rien vole et bien au contraire fulbert youlou avait construit lhotel bilombo debaptise en hotel olympic palace par alphonse massamba debat pour les besoisn des jeux africains entretemps choix porte sur brazzaville non negocie par al m debat mais plutot labee fulbert youlou en 1962. entretemps hotel- olympic palace- non construit par lui alphonse massamba debat

    toujours alphonse massamba debat et citant toujours dieudonne antoine ganga, mr al m debat avait retablit a la celebration de lindependance au 15 aout de chaque annee et non le 28 novembre de chaque annee comme le faisait fulbert youlou

    finalement aujourdhui dal m debat ou de fulbert youlou qui voyait mieux?

    pour info sous fulbert youlou le congo brazzaville navait pas de ministere de la defense nationale. ce poste feuille ministeriel avait ete cree par mr a m debat. il n y avait pas de camp militaire de triste memoire a brazzaville. cest officiel source dieudonne antoine ganga devenu notre derniere bibliotheque fourni en livres authentiques.

    docn cest sous al m debat que le congo avait eu son premier ministre de la defense et son premier camp militaire soit celui de makala statut perdu par ce camp au profit du camp des blindes de mpila avec marien ngouabi; ethniquement marien ng ne pouvait pas se rendre au camp de makala preferant rehabilite le camp de impila base de la garde royale du roi makoko dans les annees 1800. lactuel mpila sappellait autre fois impila

    evidement p lissouba du niari navait jamais fait le depalcement du camp des blindes a mpila preferant stocker ses armes a diata makazou moutabala mbimi zone majoritairement peuplee des natifs du nairi , armement ramasse par denis sassou ng apres la guerre du 5 juin.

    aujourdhui ce ministere de la defense est devenu le plus important au sein de larchitecture gouvernementale congolaise. bravo alphonse. pool applaudissez pour alphonse . scandez des viva viva soutien a al m debat pour avoir creer le portefeuille de la defense

    faites chier les gens , massamba debat mon oeil!

  7. Non mon cher..
    Je parle des communistes qui scandaient ALPHONSE president !!!, et des laris.svp.
    Je vous comprends car l’epuration ethnique est ton modele de gestion du pays….pas moi.
    Mon axiome: l’unite nstionale, pour construire le pays.Et non le larisme juge envahissant…comme le clamait haut et fort les communismes en 1959 , pour combattre le regime du president YOULOU.
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