La bonne gouvernance politique consiste à lutter contre « le fait du prince » dans les agissements des dirigeants et dans les pratiques des partis au pouvoir, c’est à dire lutter contre les dérives monarchiques et liberticides des régimes au pouvoir.
La tentation est grande que celui qui dispose du pouvoir soit porté à en abuser. Or les dérives destructrices et divisionnistes des régimes au pouvoir sont des freins au développement : un État n’est fort que s’il est juste.
La bonne gouvernance politique nécessite un encadrement normatif, moral, rationnel et constitutionnel de trois institutions: la Présidence de la République, le Gouvernement et le Parlement.
Cet encadrement se fonde sur les principes suivants: le contrôle permanent, la méritocratie, l’intégrité, l’unité nationale anti tribalisme, l’efficacité décisionnelle, la justice, etc.
Les mauvais exemples des dirigeants illustrés par les abus et scandales économico-financiers non punis par la Loi, ne doivent plus nourrir la population exposée au risque de relâchement de la mystique de l’effort collectif, du désenchantement généralisé et du rejet du sacré combat politique pour le développement du pays.
Nourrie aux mauvais exemples des dirigeants, la société, à son corps défendant, fera le lit de la paresse, de la bassesse, de la peur, des divisions ethniques, de l’anarchie et de la violence politique, d’autant plus que personne n’est assez dupe pour croire à la crédibilité des élections organisées dans nos pays.
La lutte patriotique permanente et la mobilisation populaire sont les seules armes de la liberté et du développement, même si le système est truqué et verrouillé, il faut toujours poursuivre la lutte politique élection après élection, génération après génération.
Les régimes au pouvoir guidés par les dérives monarchiques et autoritaires, ne voient graviter autour d’eux qu’un amas de courtisans, sans foi, ni conviction, souvent tard-venus, salis de titres et plongés dans les ténèbres de l’idolâtrie du chef et donc dans l’inefficacité.
Des idolâtres politiques souvent incompétents qui contribuent à la mal gouvernance du pays, à l’obscurantisme, accélérant ainsi la déliquescence du régime au pouvoir, qui du reste, s’acharne et persécute les lumineux penseurs du pays, nos contemplateurs des pénombres et nos créateurs d’avenir.
Congolais du Nord au Sud, prenons conscience !
La Génération Consciente du Congo (GCC)
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