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Femme noire: respectable ou objet sexuel?

Article publié le : 07/06/2011
Auteur: René Mavoungou Pambou
 



Deux crimes odieux sur la personne des femmes noires, Flore Barros Tchicaya (congolaise) et Nafissatou Diallo (guinéenne) défraient la chronique. Désormais ces leucodermes libidineux et racistes négrophobes devront apprendre à leurs dépens que l'époque est révolue (esclavage et traite négrière par les arabes et européens ainsi que la colonisation), où l'on pouvait se permettre d'infliger à la femme noire des humiliations en tous genres, mépriser sa dignité, bafouer ses droits en toute impunité.

Selon les médias americains l’échantillon d’ADN prélevé sur les vêtements de Nafissatou Diallo correspond au sperme de Dominique Strauss-Kahn. Ceci constitue, par conséquent, une preuve scientifique indéniable quant au crime sexuel dont cette femme a été l’objet. "Si ces informations sont confirmées, elles sont très importantes pour l’accusation car l’ADN ne prouve pas seulement l’existence de relations sexuelles, mais aussi que les différents endroits où ces traces ont été découvertes permettent de corroborer le récit de la victime présumée." Donc cette affaire est loin d’être perçue comme un simple « troussage de domestique » et Nafissatou ne saurait être une mythomane, car elle est bien victime d’un crime sexuel perpétré par un pervers aux pulsions sexuelles effrénées.

D’après ses collègues de travail à l’hotel Sofitel, Nafissatou Diallo avait dû supplier DSK de ne pas l’agresser sexuellement et la violer, car elle risquait de perdre son travail par la suite. Mais cela n’avait pas suffit pour détourner l’homme en rut de son intention de souiller cette femme noire dont on dit, par ailleurs, qu’elle est grande et belle. On peut cependant réaliser le traumatisme qu’elle va traîner tout le reste de son existence. Avec tout le battage médiatique fait autour de cette affaire, sachant qu’elle est désormais traquée par les paparazzi, les détectives privés et limiers engagés, à grands frais, par la défense pour fouiller dans le passé de l’infortunée afin d’y trouver le moindre fait compromettant pour celle-ci. On comprend bien qu’il sera difficile à Nafissatou de recouvrer une vie normale. Au vue des charges accablantes et présentant une condamnation de DSK à l’issue d’un procès, la défense envisagerait d’étouffer l’affaire. C’est ainsi qu’on aurait proposé une somme à sept chiffres à ses parents résidant en Guinée.

Pour le cas de Flore Barros, son péché est d’avoir refusé des faveurs sexuelles au libanais Hassan Hamad Hojeij, un obsédé sexuel notoire doublé d’une brute viscerale et invétérée. En dépit de gros moyens mis en jeu, il n’a jamais réussi à fléchir la volonté de Mlle Barros en vue d’une partie de jambes en l’air. Après une vaine cour assidue, et en désespoir de cause, l’homme s’était résolu à se venger en lui infligeant des sévices corporels, dont un châtiment cruel au taser l’ayant rendu invalide des membres inférieurs.

Comme on peut le comprendre, après avoir perdu l’usage de ses jambes, Mlle Barros se trouve désormais confrontée à une vie sociale faite de tracas en tous genres. Mais ce qui est appréciable dans l’histoire, c’est le fait qu’elle n’avait jamais cédé devant la tentation de l’argent facile, préservant ainsi sa dignité. Ce cas tout à fait atypique prouve que l’on peut être pauvre et ne pas sacrifier sa dignité sur l’autel des chimères matérielles. Ainsi elle aura réussi à battre en brèche un poncif éculé qui passerait la femme noire pour une dégénérée, volage et facile à souhait. En somme, elle nous offre l’image d’une femme résistant victorieusement au harcèlement sexuel et à toute tentative de chosification ou du moins de déshumanisation. A l’évidence, de par ce comportement singulier et honorable, Mlle Barros impose le respect et force l’admiration. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’une telle probité morale, une telle force de caractère et grandeur d’âme sont peu communes.

En ce qui concerne le dénouement de cette dernière affaire, la bataille judiciaire s’est soldée en faveur de la plaignante, ainsi dans la presse on peut lire ceci: «La cour d’appel de Pointe-Noire, deuxième ville du Congo, a requis contre le nommé Hassan Hamad Hojeij, 61 ans, de nationalité libanaise, la peine maximale de quinze années de réclusion et une forte amende de 350 millions FCFA dans le procès qui l’opposait à une jeune dame, Flore BARROS, pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité à vie.»

C’est tout de même révoltant de voir la vie de deux femmes ainsi chamboulée par des bêtes de sexe n’éprouvant aucun respect envers la dignité humaine et considérant ces dernières comme étant de simples objets sexuels.
Le devoir de mémoire s’impose avec d’autant plus d’évidence qu’on est face à une actualité sordide. Aussi ces deux drames ne manquent pas de nous faire remonter l’histoire pour voir comment les esclavagistes arabo-musulmans et européens s’arrogeaient le droit de cuissage à l’endroit de leur cheptel feminin noir. C’est ainsi qu’il convient de signaler que la majorité des femmes noires esclaves au Moyen-Orient étaient destinées à l’exploitation sexuelle dans les harems notamment et la plupart des enfants nés de femmes esclaves furent délibérément et systématiquement tués à la naissance, afin d’éviter une descendance de race noire. C’est également pour cette même raison que la plupart des esclaves noirs mâles étaient castrés et transformés en eunuques.

En effet, les arabo-musulmans considéraient les mâles noirs comme une potentielle menace sexuelle à l’endroit des femmes musulmanes d’où la nécessité de la double castration. Cette pratique était d’autant plus barbare, que non seulement ils subissaient l’ablation des testicules, mais la verge était également emputée à la base. Le taux de mortalité resultant de cette horrible opération était estimé entre 70 à 80%. A l’évidence, c’est cette macabre réalité historique qui explique l’absence des descendants d’esclaves noirs au Moyen-Orient, en dépit de l’ampleur particulière de la ponction esclavagiste arabo-musulmane estimée à plusieurs millions d’âmes sur une période de 13 siècles. Signalons que le nombre d’esclaves déportés dans le monde arabo-musulman est de loin supérieur à celui de la traite Transatlantique, estimé à environ 12 millions d’individus pendant quatre siècles. Dans ces conditions il est donc aisé d’établir qu’au Moyen-orient cette masse d’esclaves noirs avait été intentionnellement décimée en raison d’une certain idéologie relative à la pureté raciale. Le Troisième Reich n’avait donc rien inventé! Il ne fait l’ombre d’aucun doute, les arabo-musulmans s’étaient rendus coupables d’un génocide à l’endroit des Négro-africains et d’un crime contre l’humanité. On comprend cependant mal comment un tel génocide est-il resté si longtemp sous le sceau d’une omerta!

En ce qui concerne l’esclavage et la traite des bois d’ébène transatlantique, les femmes noires n’échappaient guère aux viols de la part des matelots à bord des navires négriers, lors de la traversée de l’Atlantique. «Les marins, ivres de rhum, descendaient dans la cale pour violer les femmes. Une femme enceinte avait un prix supérieur sur le marché». Pour abréger de telles souffrances et humiliations, certaines choisissaient le suicide en se jetant dans la mer. Ce même traitement leur était infligé dans l’univers concentrationnaire du Nouveau Monde où le droit de cuissage étaient pour ainsi dire institutionnalisé. Toute esclave, mineur ou majeure, constituait une proie potentielle pour n’importe quel membre masculin de la famille du maître. C’est ainsi que dans les plantations ces hommes assouvissaient allègrement leur fringale sexuelle sur les esclaves. Ceci a eu pour corollaire la naissance de bâtards mulâtres.

Après en avoir usé, les maîtres les abandonnaient ensuite à la «purge fécondante» des esclaves étalons qui visitaient les femelles sur l’ordre du maître. L’objectif principal était de multiplier le nombre d’esclaves, ceux-ci constituant davantage de bras en vue d’accroître la production et, par conséquent, la puissance du maître.

Dans son combat, Malcolm X évoqua ces aberrations sexuelles et ces agissements impensables de la part des maîtres blancs: « (...) Le maître blanc n’hésitait pas à duper sa propre femme en lui faisant croire qu’elle était trop pure pour son ‘instinct animal’. Cette ‘noble’ ruse lui permettait de satisfaire, sous le nez de sa conjointe, son penchant pour les femmes noires, plus ‘animales’. Ainsi la mère de famille voyait naître et grandir sur la plantation de petits bâtards café-au-lait, manifestement les fils de son mari, de son père, de ses frères, ou de ses fils » (Malcolm X & Alex Haley, 1993: 248). Aussi une logique somme toute raciste et manichéenne s’articulait autour du postulat: on épouse une Blanche on viole la femme noire.

Ces délits sexuels des Blancs à l’endroit de la femme noire étaient fréquents en Afrique pendant la période coloniale. Le cas le plus symptomatique est celui des portugais qui institueront le viol systématique des jeunes filles nubiles dans les colonies. En effet, une machiavélique pratique voulait qu’un Blanc déflora d’abord une fille noire avant que celle-ci ne convole en première noce avec un Noir. Une nouvelle population métisse fera son apparition, conséquence des abus et viols des colons portugais envers les femmes esclaves. Au fil des siècles, dans certaines colonies, à l’instar du Cap Vert, les mulâtres vont devenir plus nombreux que les Blancs et les Noirs.

Dans l’empire colonial français, après que des hommes noirs avaient été réquisitionnés pour les travaux forcés, leurs femmes et filles, sans défense, restées au village étaient également victimes d’atrocités, d’agressions sexuelles et viols de la part des colons blancs et de leurs supplétifs africains ou miliciens coloniaux. C’est extraordinaire de voir une telle barbarie émaner des tenants de la prétendue mission civilisatrice!

Enfin, on ne saurait passer sous silence le fait qu’au cours des conflits armés survenant dans différents pays africains, le viol à grande échelle de femmes, déjà vulnérables en temps de paix, est souvent utilisé comme une redoubtable arme de guerre, en vue de la domination du peuple vaincu. Les violences sexuelles systématiques sont aussi une arme de terreur, une stratégie psychologique déstabilisante qui agit sur le moral des combattants pour éliminer toute forme de résistance. Les plus pervers en font un instrument de torture, et d’autres, plus radicaux encore, y voient une arme purificatrice ou génocidaire. Il n’est cependant pas rare que des femmes soient capturées et emportées comme un trophée ou butin de guerre, et finir comme esclaves sexuelles.

On ne le dira jamais assez qu’on est dans un monde où le cynisme et l’obcènité gangrènent la mentalité de l’homme, chez qui le sentiment de toute-puissance induit des comportements à la limite de la pathologie. Les femmes noires sont ainsi exposées en permanence à la lubricité ou du moins l’appétence débridée des hommes. Elles en ont toujours payé un lourd tribut, tant elles sont considérées comme un pur objet sexuel et utilisée à cette fin.

Les femmes noires esclaves ont cependant dû subir une double exploitation: économique et sexuelle. Leurs enfants métis, non désirés par les maîtres, furent par définition illégitimes et condamnés à la mort ou à la servitude. Comme on peut le constater, tout au long de l’histoire, la femme noire était sujette aux viols. Il est assez déplorable de constater que de nos jours cette fâcheuse tendance est loin de s’être estompée, car la femme noire continue à faire l’objet de fantasmes lubriques indécentes susceptibles de déboucher sur des humiliations, agressions sexuelles et viols. En dernier ressort, la question qu’il convient de poser est celle de savoir si la femme en général et la Négresse en particulier ne mérite pas des égards et surtout le respect de sa dignité, en tant que être humain ?


René Mavoungou Pambou

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