| Auteur:
Désiré DEKOU |
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La majorité des oppositions politiques africaines ne devraient pas susciter la ferveur des pauvres populations de ce merveilleux continent pour son développement, sa démocratisation.
Pour ne citer que quelques unes d’elles, il ya le cas au Congo-Brazzaville et celui au Togo. Vous comprendrez que nous sommes toujours là en Afrique francophone avec nos tares démocratiques laissées par l’oncle le l’autre côté de la méditerranée.
Les dieux de nos ancêtres, de nos bongui’s sinon de nos kandza’s ont été bannis de cité par ces oncles au service de la surexploitation de l’homme noir, de sa richesse naturelle, de l’exploitation à outrance des faiblesses de son environnement socio-culturel et de son potentiel cognitif (ce ne sont pas mes problèmes, mais les vôtres. la chasse au buffle).
Comme vous et moi, vous remarquerez que même si le vieux nationaliste tient toujours la corde de la vache(le dernier fermier blanc) prête à mourir de l’autre côté de l’Afrique australe, que le Kenya soulève les inquiétudes des spécialistes en géopolitique ou géostratégie, que la somalie n’existe pas; les situations en guinée, en côte d’ivoire, au Niger, en guinée Bissau, en Centrafrique, en RDC ou ex-zaïre, même au Sénégal avec un vieux lion de la teranga qui n’arrive plus à mâcher sa dernière cola parce que le fils reste impopulaire ne se passent sans commentaires. Nous sommes naturellement en Afrique francophone. Ça ne vous dit rien ?
l oncle de l’oncle est parti, laissant derrière lui l’assiette au neveu du neveu, même si ses mains restent et resteront toujours sales.
S’il ya des intellectuels qui pensent que les peuples n’ont de dirigeants que ceux qu’ils méritent, je dis et je pense que ce n’est pas vraie, sinon discutable. Aucun des dirigeants, sinon des opposants africains ou encore la majorité d’entre eux n’a pas été choisit par son peuple comme cela se passe dans les grandes démocraties du monde. ce sont en réalité des réseaux, des mystiques, des syndicats d’amis, des pourvoyeurs financiers, des égoïstes habillés en manteaux de mensonge, des folliculaires de cupidité et de concussion qui ne pensent qu’à thésauriser alors que l’histoire récente des Mobutu et autre abacha, des généraux sinon des maréchaux à mille étoiles nous enseigne que cet argent banquerisé finance la croissance et le développement économique des pays du nord, des paradis fiscaux. Il servira aussi de monnaie d’empreint à ces émérites dirigeants lors des négociations bilatérales sinon multilatérales sur la réduction de la dette de la très, très démocratique république du Gondwana de papa fondateur mamane sur Rfi. C’est et surtout ce même argent qui financera à court sinon à long terme les guerres, les tribalismes primaires de tous genres et en même temps fera le beau (si beau temps il y a) et le mauvais temps en Afrique. Décidemment une dynamique cyclique qui ne connaîtra de fin que lorsque les dieux d’obaha à voulangoulou auront mis fin à leur incapacité à penser de nous et de nôtre devenir.
Nous avons à titre d’illustration le cas du Congo Brazzaville. Ce pays situé en plein centre du continent a connu ces dernières années des crises politiques sans précédent. Le bilan de ses absurdités est connu de tout le monde.
Il y avait eu dans le passé des hommes de courage qui s’étaient manifestés par un désir ardent de s’opposer à l’ordre établit par des pseudos marxistes alors qu’ils ne n’étaient pas. Il faut noter que le Congo est le premier pays en Afrique qui avait choisit 8 ans après son indépendance l’idéologie du socialisme scientifique comme cheval de bataille pour son développement.
Dans cette quête idéologique et d’un précédent socialisme africain, il y avait eu quand même des personnalités même si d’autres ici ne le reconnaîtront pas, des hommes et des femmes qui s’étaient battus pour le bien de ce pays.
Marien Ngouabi, à ce titre fait partie de cette lignée comme l’avaient été sankara, kwamé ou Lumumba, etc.
il ya eu aussi des hommes que je qualifierai d’apolitique sinon des techniciens de talon comme André Milongo qui ont montré que le Congo pouvait vivre efficacement avec les moyens à sa disposition. Les impôts et les douanes congolais pouvaient nous offrir des opportunités de développement avant que les singes n’arrivent pour faire pousser les bananes pendant le carême. Que le dieu de nos ancêtres soit avec eux. Yâ Milos restera une fierté pour ce pays.
A ces hommes congolais, il ya eu aussi des opposants comme le koumbi de total.
Oui! Bernard Kolelas, le fameux opposant éternel que certains prient chaque soir pour qu’il revienne ressusciter une certaine opposition en grande perte de vitesse d’audience, de responsabilité et de crédibilité. Cette opposition des Dzon qui qualifie une partie du Congo de forêt (discours lors de la campagne présidentielle 2009). Et vôtre responsabilité à vous monsieur ndzon si une partie du Congo est une forêt ?
L’homme Kolelas pour moi avait trahi un idéal, trahi un peuple entier du nord au sud mais surtout une région (son fourgon électoral) toute entière. Avec son manque d’intelligence et surtout son hypertropisme pour les fétiches, il a légué son amnésie politique à un autre bâtonnier de la mort, un boucher qui dit-on des sources de Brazzaville s’est convertit sans payer le prix de son aventure guerrière dans le pool à la démocratie. Oui ! Monsieur Ntoumi, vous ne mériterez pas une investiture démocratique parce que les chacals de l’histoire ne vous le pardonneront pas.
Revenons sur Kolélas pour dire que cet opposant qui dans les années 70 s’était révélé malade de troubles mentaux et à qui une grande partie des laly’s (ethnie majoritaire du pool = région de Brazzaville) avaient signé une alliance de l’absurdité est mort sans laisser aucun héritage : ni politique, ni économique digne de ce nom.
Il a quand même laissé un héritage ministériel qui a trahit profondément certaines qualités qui ont faites l’homme (courage idéologique par exemple) même si je n’apprécie pas personnellement ses alliances contre-nature, son audace à tourner le dos à ses partenaires dès la première heure venue comme quelqu’un qui tombe des nus.
La suite à ce stéréotype politique est logique, puisque ce qui comptait, ce n’était pas le peuple mais la famille. Finalement, le peuple ce n’était pas son talon d’Achille. Kolelas avait trahi le peuple au grand jour.
Cet homme qualifié de moïse, ce moïse de total qui ne connaissait même pas l’alaha (lois spirituelles juives) avait trahit les siens comme dans la dixième partition de l’opéra de la mort.
Mais enfin, qu’est ce que Kolelas? un tchadik (un juste en hébreux), pas du tout. Moïse était un tachdik mais pas Kolelas.
Pourquoi alors avoir planifié la destruction d’une région entière pour des raisons d’égo et quelques heures avant que le croquement de la mort ne l’emporte comme disait Brassens, reconnu que ce qui comptait pour lui ce n’était pas le peuple mais ses enfants? Quel héritage laisse-t-il à l’opposition congolaise fils = ministre et fille = cadre à la snpc (société qui gère le pétrole congolais).
L’opposition politique au Congo n’a jamais représenté le peuple à cause de ses égoïsmes outranciers, ses incapacités idéologiques à reformer toute la philosophie du groupe, son manque de cohérence, son manque de projet et d’ambition politique digne de ce nom, projet, capable de susciter un vent d’espoir dans le pays tout entier en passant de betou à mbanzadounga, d’eniongo à tschinguindi, d’abondzi à diosso, d’opokagnè à indo etc.
Il en est de même de la situation au Togo.
Là, aussi nous avons un historique opposant politique qui pendant des années, s’est érigé en grand barrage contre le pouvoir exécrable des Eyadema.
Le peuple lui a toujours cru malgré le bourrage des urnes par un pouvoir aux abois lors des de kyrielle d’élections qui n’ont eu de soutien qu’en France.
Cet opposant gilchrist olympio, sinon une partie de son parti vient d’intégrer un certain gouvernement d’union nationale au Togo. Un gouvernement où son parti s’est éclaté au grand jour avec les Fabre et autres frères qui l’ont dit : merde !
L’aile olympio bénéficiera comme trophée de la haute trahison politico-historique de plus de 7 postes ministériels dans le gouvernement d’union nationale sinon celui du salut national. Parmi ces postes, celui stratégique des affaires étrangères (ae). Il ne reste à lui monsieur olympio de designer son fils comme futur héritier de la dynastie. Alors là, quel reproche feront-nous encore aux Eyadema ?
Comment pouvons-nous arriver là ? A quelques heures du rendez-vous de l’histoire, monsieur olympio monnaie sa dignité, son historique à un pouvoir qu’il sait n’est pas de la volonté du peuple. Alors là, la question que je poserai à tout le monde est celle-ci : A quoi servent les oppositions politiques africaines ?
Les oppositions politiques africaines n’ont de leçons à donner aux pouvoirs en place. Ils sont là pour aller à la mangeoire. Il faut laisser pisser le mouton et surtout arrêtez de mentir les peuples.
Une autre voie, oui il y en a et nous en parlerons dans un prochain courrier.
Tant pis pour le peuple
Tant pis pour les damnés de la terre
Tant pis pour les naïfs,
Nous voulons ce que nous voulons.
Désiré DEKOU
Microbiologiste
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Article
publié le :
21/07/2010 |
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Article concerné
:
Les oppositions politiques africaines |
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