Congo-Brazzaville : de l’Etat voyou à l’Etat barbare

Asie Dominique de Marseille, journaliste défendant les actions de Sassou Nguesso pétait un câble en 2003, lorsqu’il qualifia le Congo d’un Etat voyou. Le patron du journal Le Choc à la langue déliée dénonçait le fait que les trains étaient convoyés à l’époque, par les gendarmes et les ex-combattants Ninjas. Mais au-delà de ce simple fait, Asie Dominique De Marseille était choqué par l’insolent enrichissement illicite des collaborateurs de « son président », la justice « injuste » et une megestion de la chose publique. 16 ans après, que constatons-nous ?

Au Congo, on ne vit plus dans un Etat ordinaire, plutôt dans une sorte de jungle, où il y a un loup féroce, appelé par ses louveteaux Nzokou (éléphant) au nom duquel ces derniers agissent, en semant terreur, assassinant des paisibles concitoyens, par le simple fait de dénoncer la dérive du système fatigué. Quel est ce pays dit-on démocratique, dit-on de droit, où les violations graves des droits de l’homme n’interpellent ni le gouvernement, plutôt le Gouverne-et-ment, c’est-à-dire ceux qui gouvernent dans le mensonge ; ni la justice ?

Dans l’un de ses messages à la nation, Denis Sassou Nguesso  déclarait qu’il n’interdisait pas aux magistrats d’ouvrir des informations judiciaires sur le pillage de deniers publics, les arrestations, tortures et autres. Finalement, qui bloque ? Aucun procureur de la République n’a entrepris une enquête concernant ces fléaux.

Nous connaissons des menteurs au monde, mais celui du gouvernement Mouamba  a atteint son paroxysme. Si la justice congolaise était dirigée par des gens justes, la situation d’Augustin Kala Kala, l’un des cadres du CADD-MJ (Comité d’action pour la défense de la démocratie- Mouvement de jeunesse) et de la CADD (Convention pour l’action, la démocratie et le développement), devrait faire l’objet d’une enquête. Le contraire veut donc dire que son arrestation suivie d’une torture barbare ont été commanditées depuis le plus haut sommet de l’Etat. C’est facile à comprendre.  Quelle est cette justice, spécialisée uniquement dans le jugement des  affaires liées aux atteintes à la sûreté intérieure de l’Etat ?

S’agissant de la délinquance financière, on jette l’anathème sur les plus faibles, au moment où Jean-Jacques Bouya, entre autres, continuent à se la couler douce ?

Quel est ce pays au monde, qui envoi, lui-même, ses étudiants en formation et par la suite, les abandonne, comme pour les pousser dans un mouroir ? Du jamais vu depuis que le Congo est indépendant, que des étudiants soient arrêtés dans un pays étranger et 142 d’entre eux soient rapatriés au bercail, par la faute d’un gouvernement démesurément « MENTEUR » et irresponsable. Sans scrupule ni gêne, quatre ministres essaient de convaincre les parents de ces étudiants, les rassurants qu’ils seront réintégrés dans le système éducatif moribond du Congo. Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de l’enseignement supérieur ; Jean-Claude Gakosso, des affaires étrangères qui a connu tout le ridicule à Cuba ; Jacqueline Lydia Mikolo, de la santé et Zéphyrin Mboulou de l’intérieur, en réunissant les parents des étudiants congolais à Cuba, ne se sont-ils pas rendus compte qu’ils se plongeaient dans une bassesse sans précédent ? On peut ainsi déduire qu’il a fallu cette révolte des étudiants pour leur payer 12 mois de bourses.

Alors étudiants congolais disséminés à travers le monde, retraités, personnel et étudiants de l’Université Marien-Ngouabi, agents des municipalités, des établissements à budget de transfert, qui connaissez des mois d’arriérés de votre dû, le cas des jeunes à Cuva peut faire école.

Si en 2003, le Congo était un Etat voyou, aujourd’hui, il est plus que barbare : routes délabrées, système éducatif à terre, eau et électricité irrégulières, corruption galopante, vols des biens et deniers publics tolérés, système sanitaire agonisant, création de milice du pouvoir (12 apôtres), société civile à la solde des gouvernants, bref, paupérisation des populations, immoralité et incivisme galopant (une race d’escrocs de tout statut social a vu le jour dans la société). Le trou creusé par la classe dirigeante aux affaires depuis le 15 octobre 1997 ne fait que se creuser. En tout cas, le nouveau régime aura du mal à le remblayer.

Edmond Bertier BATEBI

2 thoughts on “Congo-Brazzaville : de l’Etat voyou à l’Etat barbare

  1. ASIE DOMINIQUE DE MARSEILLE a enjolivé son discours depuis, en soutenant les dignitaires du pouvoir tribalo-mafieux Mbochi sur le dossier des biens mal acquis. Que ne ferait-on pas pour défendre son propre bifteck !
    Vous parlez d’un BORDEL DE PUTAIN DE PAYS DE MERDE !

  2. SASSOU VEUT DÉTRUIRE LE CONGO ET LES CONGOLAIS AU MAXIMUM

    Ce n’est pas de la médiocrité…. ni de l’incompétence. Mais bien une volonté de nuire qui anime tous les actes de l’Idiot d’Oyo et de tout son clan à qui il a passé le mot d’ordre = Que chacun se serve à volonté, et personne ne sera ni puni, ni inquiété.

    En gros il a dû dire à tous ces ministres en aparté : « Tant pis pour celui qui ne s’enrichit pas ».

    Tout le mal qui est fait aux Congolais, n’est pas un hasard :

    – Hôpitaux en désuétudes et devenus des mouroirs,

    – Système éducatif détruit profondément et intensément,

    – Salaires des travailleurs, bourses des étudiants et pensions des retraités impayés,

    – Manque d’eau et d’électricité dans toutes les villes,

    – Insalubrité dans toutes les grandes villes sans service de voiries,

    – Carence et insuffisance alimentaires engendrant des malnutritions,

    – Insécurité organisée et crimes commandités avec la création gouvernementale des BB noirs,

    – Bombardement du Pool,

    – Détournements multiples et COLOSSAUX par tous les ministres et affidés …..

    ON EN PASSE ET DES MEILLEURS.

    Tous ces crimes sont pensés, concoctés, organisés par Zoba Nguesso et sa clique comme pour punir les Congolais.

    FAIRE DU MAL AUX CONGOLAIS EST LE LEITMOTIV DE SASSOU ET SA BANDE DE MEURTRIERS, DÉLINQUANTS, VOLEURS.

    SASSOU ET SES CHIENS PUANTS SONT PLUS QUE DES BANDITS DE GRAND CHEMIN.

    ILS VEULENT VOLONTAIREMENT ET CONSCIEMMENT DÉTRUIRE LE CONGO ET LES CONGOLAIS.

    ILS SONT MOTIVÉS ET DÉCIDÉS A FAIRE DU « MAL ».

    Ce que les juristes appellent « VOTUM MORTIS » = Une volonté de nuire, de faire souffrir, de faire du mal.

    POURQUOI SASSOU A AUTANT DE HAINE POUR LES CONGOLAIS ?

    Viré en 1992 par la CNS où il a été démasqué et traité de tous les noms d’oiseaux, l’assassin de Marien NGOUABI, de MASSAMBA-DEBAT ET DU Cardinal BIAYENDA est revenu au pouvoir par la force des armes, TOUT EN SACHANT QUE LES CONGOLAIS DU NORD OU DU SUD NE L’AIMENT PAS A 98 % D’ENTRE EUX.

    LE CANCRE SATANIQUE VIT MAL TOUTES LES HONTES DU DÉSAMOUR QUE LUI VOUENT LES CONGOLAIS, ALORS IL VEUT LES PUNIR DE NE PAS L’AIMER.

    CELA LE MOTIVE A VOULOIR LES FAIRE SOUFFRIR ET LEUR FAIRE SUBIR LES PIRES ATROCITÉS DU MONDE.

    JAMAIS AUCUN PRÉSIDENT AU MONDE N’A ÉTÉ AUSSI MÉCHANT, BARBARE ET SAUVAGE ENVERS SON PROPRE PEUPLE.

    LE PIRE MONSTRE PRÉSIDENTIEL QUE L’HUMANITÉ N’A ET N’AURA JAMAIS ACCOUCHE DE TOUS LES TEMPS.

    SASSOU NGUESSO CE N’EST PAS LE FILS DU DIABLE, MAIS LE DIABLE EN PERSONNE.

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